Seine Saint Denis

6 au 9 mars 2016

 

Depuis plusieurs années, CoExist y intervient avec succès auprès de plus de 1 600 élèves.

 

Avec plus de soixante interventions en 2017, la Seine-Saint-Denis est un département accueillant le plus grand nombre d’interventions à ce jour. En partenariat avec environ une dizaine d’établissements, une grande partie du département reçoit des interventions CoExist.

 

Cette année 64 interventions ont eu lieu à Saint-Ouen, Saint-Denis, Aulnay-sous-bois, Romainville, Bobigny,  Bagnolet, le Blanc-Mesnil, Sevran, Drancy, et Villepinte.

 

Une semaine d’interventions a Ă©tĂ© consacrĂ©e du 6 au 9 mars 2017 afin de rassembler les mĂ©diateurs CoExist autour de ces actions. A cette occasion, une projection du film “Chez Nous” a Ă©tĂ© organisĂ©e, suivie d’un dĂ©bat avec le producteur David Frenkel. Le films met en scène Pauline, infirmière Ă  domicile, entre Lens et Lille, qui s’occupe seule de ses deux enfants et de son père ancien mĂ©tallurgiste. DĂ©vouĂ©e et gĂ©nĂ©reuse, tous ses patients l’aiment et comptent sur elle. Profitant de sa popularitĂ©, les dirigeants d’un parti extrĂ©miste vont lui proposer d’être leur candidate aux prochaines municipales.

 

 

TĂ©moignages

Kimberlande, MĂ©diatrice La Frabrique Etudiante

“Je pense que l’intervention plutôt les interventions qui m’ont le plus marché sont ceux que j’ai u faire à Saint-Ouen et Lomme. Les points communs de ces interventions leur situation géographique, tous deux sont des banlieues.

Vivant et ayant grandi en banlieue, je me rappelle qu’au lycée mes professeurs nous répétaient souvent “vous devez vous battre deux fois plus que les autres”. A ce moment-là, je ne comprenais pas pourquoi. Puis au fur et à mesure, en analysant mon environnement, j’ai remarqué que d’anciens camarades de classe n’ont pas souhaité finir leurs études.  

Ce qui m’a marqué dans ces interventions c’est que certains élèves ont déjà intégré les préjugés que la société a sur les jeunes habitant en banlieue. Pour certains d’entre eux, le fait d’habiter en banlieue est un gros handicap. Et par conséquent, ils ne peuvent pas faire des métiers dits “élitistes”, car ce n’est pas de leur monde. Ce qui me touche dans leur récit, c’est la fatalité de la chose, car ce n’est pas parce qu’on vient d’une banlieue qu’on est forcément “condamné à l’échec”. Je dis ça pour ces jeunes car je me projette en eux, mais c’est la même chose pour les jeunes qui habitent dans les milieux ruraux ou autres.

La situation géographique où nous vivons ne doit pas nous empêcher d’accomplir les choses auxquelles nous aspirons. Si personne n’avait fait une petite action, le monde n’aurait pas évolué”.

 

Un grand merci à tous les médiateurs présents lors de ces interventions : Jacques, Mélinda, Hadrien, Noémie, Kimberlande, Yaniss S., Yanis N., Barbara, Nethanel, Yaëlle, Sarah, Fabien, Samia, Yvan, Déborah L, Kevin, Sacha G., Anne-Sophie, Alexandre, Anna, Samuel, Julie, Noam, Elsa, Reuben.

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